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Philosophie

Le pouvoir infini de la gentillesse

   Tags : Relations, Générosité, Philosophie

Injustement mésestimée ou tout simplement oubliée, la gentillesse est la lumière de l’âme qui unit les êtres et les mène à la félicité.

 
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e nos jours, être gentil est synonyme de faiblesse. Pourtant, être gentil est l’un des moyens les plus puissants d’interagir avec autrui. Probablement le plus puissant. Mais alors qu’elle nous est inculquée par nos parents et préconisée par la société et la religion, nous ignorons presque tout de la gentillesse. Tout au plus savons-nous que nous devons nous efforcer d’en faire preuve. Une bien belle théorie qui, dans la pratique, se heurte souvent aux moqueries, cruautés et trahisons... Au contact du monde et de sa violence, les belles idées et les bons sentiments laissent le plus souvent place à une dureté et une froideur dévastatrices. Est-il possible de conserver cette magie, cette gentillesse qui nous habitait enfant, sans être écrasé par le monde ? La réponse est oui, mais pour cela, il est nécessaire d’appréhender et de maîtriser la dynamique des forces en jeu dans notre rapport au monde.
Quel est l’intérêt de dominer les autres quand on est en paix avec soi ?

La force est faible

Être le plus riche, le plus beau, le premier... et n’accorder aucune considération aux autres, voilà l’objectif et le mode de fonctionnement que beaucoup se donnent. Est qualifié de “fort” celui qui, de nos jours, écrase ses concurrents. Une telle personne affirmera que la fin justifie les moyens, même les plus vils. Toutefois, la force - la vraie - n’a pas besoin d’être manifestée pour faire effet. User de force pour arracher un service aux autres ne renvoie qu’à l’incapacité de se le procurer par soi-même. La force s’exerçant sur autrui est vecteur de tyrannie. Les “victimes” se détournant de l’oppresseur, la tyrannie engendre à son tour la solitude. Personne, en effet, n’aime être dominé. La solitude, enfin, mène à la faiblesse, car nous sommes toujours plus solides quand nous sommes unis. Ainsi, celui qui use de force pour dominer autrui finit toujours seul et fragile. La force de l’instant s’avère donc être une faiblesse sur le long terme.

Renoncer à la force

Bien souvent, la domination exercée sur les autres est inversement proportionnelle à celle que nous avons sur nous-même. Plus un être veut diriger les autres, moins il a de contrôle sur lui-même. En effet, quel est l’intérêt de dominer les autres quand on est en paix avec soi ? Aucun, car en multipliant les personnes à gérer, nous multiplions également les problèmes.
Dans une logique de long terme, le renoncement à la force sur les autres est donc salutaire. La seule force qui vaille est en définitive celle que nous exerçons sur nous-même. Grâce à elle, chacun peut transformer ses défauts en qualités et triompher de ses peurs. Cet acte permet d’ouvrir la porte à la quiétude. Suffisamment fort pour ne plus peser sur les autres, nous ne créons plus de cycles de souffrance qui, par effet de causalité, finissent toujours par nous toucher.



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