De la même façon que le corps physique est symétrique, le mental possède deux polarités : dun côté, lêtre humain est positif, généreux et sage ; de lautre, il est négatif, égoïste et pagailleur. Parce que la partie positive de lêtre humain nécessite un effort certain pour se manifester, cest, faute de travail, la partie négative qui prend le plus souvent le dessus dans la manifestation dune personnalité. Chacune de nos actions est le résultat de la tension prévalant entre les deux aspects de cette personnalité. Encore une fois, la partie négative de lêtre prend le dessus parce quelle va dans le sens de ce que lon appelle l“entropie” et ne nécessite aucun effort. Cette aversion de leffort vient dun sentiment bien connu de tous : la peur.
Lêtre humain est un animal doué de raison. Sa conscience lui permet, plus que tout autre être vivant, de voir et comprendre la magie de la vie mais aussi son aspect cruel. LHomme est donc sensible : il sattache aux choses et craint la souffrance de les perdre. Linconnu est lun des principaux vecteurs de cette souffrance. En effet, ladaptation quil impose ne se fait jamais sans effort, or si on ne comprend pas pourquoi on le fournit, tout effort est pénible. La peine menant à la souffrance, il nen faut pas plus au mental pour avoir peur de ce quil ne comprend pas, de ce qui lui est étranger. Cest la raison pour laquelle lHomme met en place des mécanismes pour échapper à la peur de ce quil ne contrôle ni ne comprend.