Fatigué de se sentir fatigué ! Voilà ce qui bien souvent nous motive pour courir. Alors, une fois dehors, chaussures aux pieds, on ressent immédiatement la fierté de sêtre remis au travail et surtout davoir dépassé sa paresse. Les effets de cette reprise se font sentir très rapidement : on est tout de suite plus dynamique. De plus, subissant davantage de contraintes que dans la marche (tensions des muscles, vibrations du squelette...), le corps renforce sa musculature pour sy adapter. Ainsi, on se découvre de “nouveaux” muscles. La tonicité retrouvée est bénéfique au quotidien : le maintien général est meilleur et les performances sexuelles sen trouvent pareillement améliorées.
La nécessité dune plus grande oxygénation sollicite le système cardio-vasculaire. Réhabitué à leffort, remusclé, notre cœur bat désormais plus lentement que celui dun non-coureur. Il séconomise davantage et notre longévité augmente en proportion. Dautant que lamélioration de lirrigation profite à lensemble des tissus et des organes.
Le physique et le mental influent lun sur lautre : bien dans son corps, bien dans sa tête. La qualité du sommeil et la capacité à gérer le stress en dépendent directement.
Les vibrations provoquées par la course et lactivité physique prolongée entraînent la sécrétion dendorphine. Antalgique naturel proche de la morphine, lendorphine procure une sensation passagère mais jouissive dinvulnérabilité, comme lexplique Hélène - 24 ans : “À un moment, quand tu cours, tu as limpression davoir des ailes... une sensation de liberté, dinvincibilité. Le moment dépend de ton état, mais il survient en général au bout de 30-45 minutes deffort. Cest comme une drogue : une fois quon la eu, on veut recommencer !” Lendorphine pousse ainsi le coureur à se surpasser dans leffort. Elle lui donne une motivation supplémentaire pour retourner courir malgré les contraintes et découragements éventuels.
Par ailleurs, la course - comme beaucoup de sports de fond - apaise lesprit. La pensée est plus claire et les tensions sont progressivement évacuées. Courir est un antidépresseur durable et naturel. Toutefois, ces vertus antistress disparaissent si lon ne parvient pas à courir régulièrement et à tenir ses objectifs de départ. La culpabilité et le découragement qui en découlent génèrent un stress annulant le bénéfice de leffort. Pour profiter du jogging il est donc essentiel de définir des objectifs réalisables et se donner les moyens de les atteindre.